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Hello les amis.
Un petit mot pour dire qu'il y a un an, je m'apprêtais à quitter Sydney pour Bombay. C'est loin et proche à la fois. Voici (à droite) une photo prise le 26 mars 2008, du haut de la Sydney Tower. Coucher de soleil sur cette belle ville.
Le meme choc de civilisations apres l'Inde qu'a l'arrivee a Bombay, entre modernisme clean et bazar du tiers monde. Une baie avec des gratte-ciels autour et un batiment blanc aux formes arrondies. Des ferries que les gens empruntent comme on prend le metro a Paris. Quelques espaces verts pour respirer au coeur d'une activite urbaine certes importante mais tres vivable. Un niveau de bruit correct. Des cafes-boulangeries francais ou on peut aussi manger des oeufs au bacon et ou les serveurs sont asiatiques. Deux ou trois musees, rien d'exceptionnel. Des restaurants asiatiques, en nombre moins surprenant ici qu'aux antipodes. Bref, Hong Kong et Sydney, bien que situees sur deux continents et baignees de deux cultures differents (avec une touche anglaise quand meme, notamment dans les noms de rues ou de lieux : Pitt Street, Prince of Wales...), comptent pas mal de points communs. Et plutot agreables...
Des rats, pas toujours en bon état, qui furètent dans les détritus des caniveaux de Bombay. Des traces au sol d'on ne sait toujours quel animal : odorantes, parfois toutes fraîches, liquides et aux couleurs douteuses. Une odeur dominante dans la ville difficile à décrire, très supportable mais moyennement agréable, qui suppante régulièrement d'autres parfums aux aires d'influence plus circonscrits : les poubelles, le métal chaud des moteurs de véhicules ou des petits artisanats, la pollution, l'urine, les excréments, éventuellement la sueur mais aussi le thé, la bonne cuisine parfumée, les épices. l'encens (parfois, vous vous sentez presque shooté !) voire l'océan ou même l'odeur d'un petit gazon fraîchement coupé (un pannonceau indique alors le nom du sponsor responsable de ce petit miracle).
Un autre monde
L'Inde, on le sait, n'est pas un modèle d'hygiène. Certaines villes d'Equateur et du Pérou m'y avaient préparé et je n'ai donc pas été choqué outre-mesure. Mais ici, c'est quand même un cran au-dessus. Venant de Sydney, c'est franchement un autre monde. J'ai aimé Sydney mais un peu moins d'autres villes d'Australie ou de Nouvelle-Zélande. On apprécie leur propreté, leur bel ordonnancement. Au début.
Mettre le souk
Là où il y a de l'hygiène, il y a du plaisir mais on l'oublie vite. Sans doute parce que nous, européens, sommes habitués à cela, nous considérons que c'est la moindre des choses. On se dit rapidement que c'est calme, que c'est tant mieux mais ensuite, on commence à trouver cela ennuyeux. C'est bien simple, chez les kiwis, je crois que si j'avais été un gosse et si j'avais eu ma propre chambre, j'y aurais mis le souk !
L'Inde, elle, transpire la vie. Et la mort parfois aussi. Dans deux semaines, Hong Kong. Gratte-ciels et propreté annoncés. Finalement, après un mois de crasse plus ou moins régulière, j'aurai sans doute plaisir à retrouver une hygiène plus conforme à nos habitudes... Surtout que la vie, elle, grouillera encore.
Dernier mot sur l'Australie pour dire que mon article sur la barrière de corail est paru ce dimanche matin dans mon quotidien, le Télégramme (de Brest et de l'ouest). Amis Bretons, tous au kiosque ! Les autres peuvent consulter sur le site web : www.letelegramme.com, cliquer sur la rubrique "monde".
En gros, j'explique en quoi la barrière est en danger, les mesures qui sont prises pour limiter les risques et le rôle que nous pouvons tous jouer, modestement... Et les amoureux de Nemo auront droit à une photo. Et en plus, c'est le vrai !!!
Il est 5 heures. Je quitte la chambre, prends Pitt Street. Sydney s'éveille, piano. Des agents de sécurité, nickels dans leurs costards, font les dix pas. Ils sont les rares debout. Des gardes debout. Un pancake chez Mc Do pour la route. Là-bas, le long de Hyde Park, l'obélisque Lapérouse, installé en 1825 par des Français, est bien dressé lui aussi avant que ne commence la journée. Tout concorde.
J'aime les filles...
Je passe la cathédrale entourée d'un silence à peine troublé par le passage de quelques taxis, qui semblent tourner à vide. Je pénètre dans le jardin botanique. Un quinqua promène son chien-chien au bout d'une laisse, ou l'inverse. Deux ou trois joggeuses courageuses suent en approchant la baie. J'aime les filles qui courent du castle à la grève. Au bout du petit jardin, après le salut de deux ou trois possums, une petite surface plane et ronde, au milieu de bancs publics. En face, l'opéra, cette cocotte en papier géante et Harbour Bridge. Sous les projecteurs, dont la réflexion de la lune. Elle est bien la seule à réfléchir à cette heure-là.
Les piafs, le montant et le long du tronc
Les chauve-souris. Un certain vacarme émane des branches. Des piafs semblent inspirés par le lieu. Mezza vocce. Peut-être ont-ils besoin d'une prise de la pastille pour séclaircir la voix devant l'opéra. Je me pose le long du tronc. Installe le trépied, fixe l'appareil sur le montant. Deux personnes arrivent de bon matin, sur le chemin, à bicyclette. Un veilleur de nuit aussi, mais à pied. J'appuie. Pose lente. Y a rien qui presse.
Je tourne la rotule puis les talons
Entre chien et loup, c'est la meilleure heure. L'océan se lisse sur mon capteur. L'appareil se referme. Clac ! Coup d'oeil... Et le charme opéra. Je tourne la rotule du pied. Vers les gratte-ciel, leurs lumières déjà. Les nuages au-dessus, le jour qui se lève. Déclics. Des clacs. Retour sur l'opéra. Obsédant. Je ne connais rien à l'architecture mais existe-t-il au monde plus beau bâtiment, aussi moderne et original, si bien intégré dans son environnement ? Un coup de génie.
Une pyramide de verre, on l'ouvre ?
Le seul gros nuage de ce ciel de début d'automne masque le soleil. Comme un voile pudique sur son lever. Dommage pour la lumière. Un avion semble aller s'écraser contre les immeubles. Souvenir cauchemardesque. Je m'approche de l'opéra. Une boxeuse trotte sur les marches à la Rocky puis frappe des coussins tenus par sa coach. Sans égard (seuls les banlieusards sont dans l'égard !). Une estrade est installée là.
Soudain, l'opéra blondit. Le soleil a déchiré les nues. Je bondis. Photos. Jeux sur les courbes. Un cormoran déploie ses ailes pour les sécher. Attention, le petit oiseau va sortir... Hop, dans la boîte, le cormoran. Je tourne les talons. Retour au point de départ. Les joggeurs se font plus nombreux. Dans le jardin, je passe devant une pyramide de verre. Un guide l'ouvre ? Non, trop tôt. A 10 h. C'est juste pour l'entretien.
Le café est dans ma tasse, le café devrait nettoyer sa glace
Il est 9 h. Je repars en ville. Elle a repris vie, fortissimo. Les gens pressent le pas, allegro. Je m'installe chez Starbuck Coffe. Banana Loaf. Le café est dans ma tasse. La lumière est forte, à contrejour. Le café devrait nettoyer sa glace...
Retour au même endroit le lendemain soir. C'est curieux, le samedi à 19 h, il y a plus de monde que le vendredi à 5 h 30. Les appareils fleurissent au bout du jardin. Le spectacle recommence, mais avec le soleil de face, derrière l'édifice. Il se couche. Et le charme opère chaque fois. Bye bye Sydney ! Départ pour Bombay. Et là, dès l'aérogare, j'ai senti le choc.
http://www.youtube.com/watch?v=woTcLJvf7fw
http://youtube.com/watch?v=mlvyralCNWA
http://youtube.com/watch?v=WxjU8K8LcZQ&feature=related
http://www.dailymotion.com/relevance/search/nougayork/video/x2914m_claude-nougaro-nougayork_creation
La Nouvelle-Zélande et l`Australie sont deux pays assez différents. Voilà quelques éléments de comparaison.
Origines. Les maoris et les aborigènes sont surtout présents par le commerce qui est fait autour de leur culture. Une grande différence toutefois : en Nouvelle-Zélande, les maoris ne sont pas marginalisés autant que les abos en Australie.
Moqueries entre voisins. Les Néo-Zélandais appellent les Australiens des criminels. Parce que les premiers Européens à peupler ce pays-continent étaient des prisoniers. Criminels comme petits voleurs, d`ailleurs. Les Australiens prétendent régulièrement que leurs voisins kiwis... euh... font des choses bizarres avec leurs moutons. En anglais, c`est un mot de quatre lettres qui comence par un "f". En Nouvelle-Zélande, on trouve souvent dans les boutiques de souvenirs de faux panneaux routiers oranges avec un homme derrière un mouton. Et une inscription dessous : "men at work", "hommes au travail". Je pense que c`est destiné surtout aux touristes australiens. Les deux peuples, par ailleurs, s`entendent bien. Il faut dire qu`ils ont les mêmes origines britanniques et qu`ils sont du genre cool.
No worries, mate ! "Pas de problème, mon gars !" On entend cela souvent dans la bouche des Australiens. C`est un peuple qui ne s`en fait pas. "Les problèmes du vendredi après-midi peuvent bien attendre le lundi matin", dit-on aussi, au boulot. La productivité n`est pas extraordinaire, visiblement, là-bas. "Un coup de main ?" "No, thank you, just relax !" Même genre de mentalité chez les kiwis. On finit souvent vers 17 h et on va surfer, m`ont dit plusieurs personnes sur place.
Américanisation. La Nouvelle-Zélande m`a énormément fait penser à la Grande-Bretagne, par ses gens, sa nourriture et ses paysages, sauf quelques paysages nordiques. L`Australie a aussi ce genre de traits (Elisabeth II est leur reine aussi) mais elle fait surtout penser aux Etats-Unis. Ce grand désert sec, ces rocs rouges comme dans l`ouest américain, ces espèces de réserves d`aborigènes qui boivent comme les Indiens d`Amérique, ces gratte-ciel, ces villes modernes et sans âme, cette priorité donnée à l`argent, ces hamburgers, ces sodas. Je ne suis pas allé aux Etats-Unis mais nous les connaissons tous par coeur, n`est-ce pas ?
Animaux. Rien à voir ! A part les possums importés d`Australie en Nouvelle-Zélande, les animaux ne sont pas les mêmes. La faune de Nouvelle-Zélande n`est composée que d`oiseaux et d`insectes, plus des rats amenés par les Polynésiens puis les Européens. J`ai fait une note longue mais bien incomplète sur celle d`Australie, l`un des pays où la biodiversité et l`endémisme sont les plus forts au monde. Et beaucoup de sales bêtes venimeuses.
Fierté. Dans les deux pays, on vante beaucoup l`origine locale des produits. On dit quand ils sont fabriqués dans le pays, ce qui sous-entend aussi qualité. Il n`est pas rare d`ailleurs de lire "qualité Nouvelle-Zélande" ou "qualité Australie", comme si c`était forcément mieux fait qu`ailleurs.
Voyageurs. Tout est organisé pour les backpackers, dirait-on. A croire que c`est leur propre mode de vie. C`est encore plus visible en Nouvelle-Zélande. Les "porteurs de sacs à dos" trouvent à se loger partout pour pas cher dans ces sortes d`auberges de jeunesse. Dortoirs ou chambres. Enormément d`Allemands en NZ, beaucoup d`Anglais en Australie. Et de Français à Sydney. J`entendais parler français plusieurs fois par jour.
Lapérouse et Cook. Au XVIIIe siècle, si Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse ''était arrivé un peu plus tôt dans la baie de Sydney, il aurait devancé James Cook. Cela aurait évité au pays deux siècles de nourriture anglaise !", ironise Bill Bryson dans son livre amusant sur les voisins d`Australie : Down Under. Et l`influence française dans le monde serait sûrement plus importante aujourd'hui. Un quartier au sud de Sydney porte le nom de Lapérouse. En fait, ce dernier a surtout voulu égaler, en préparant son voyage, son prédécesseur anglais, qu`il admirait.
Me voilà à Bombay depuis avant-hier soir. C'est vivant ! En attendant de vous en dire plus, voilà quelques choses de l'Australie, en vrac, qui achèveront de vous donner des impressions, des infos sur ce pays.
Stars. Mel Gibson, acteur; Nicole Kidman, actrice; Russell Crowe (né en Nouvelle-Zelande), acteur; Ian Thorpe, ex-nageur; Cathy Freeman, ex-athlète: David Campese, ex-rugbyman; INXS, groupe de rock; Kylie Minogue, chanteuse (l'annonce de son cancer du sein avait donné lieu à des flashes spéciaux, parait-il !); ACDC, groupe de rock; Midnight Oil, groupe de rock; Crowded House, groupe de pop; Lleyton Hewitt, tennisman, sont les principales stars internationales australiennes.
Ecolos ? Samedi soir, les Australiens étaient invités à couper le courant pendant une heure. Cela s'est encore fini par un feu d'artifices sur l'opéra, que j'ai manqué (pas grave, soirée sympa entre Orléanais !).
Down Under. "Nos voisins du dessous". Le livre ainsi titré de l'Américain Bill Bryson est un best seller, surtout parmi les voyageurs. Plusieurs me l'ont conseillé. Il y compte ses voyages en Australie avec humour. Je l'ai commencé, en anglais. Et expedié à mon frère. Je le finirai plus tard. Il y explique par exemple que l'Australie a été capable de perdre un premier ministre (en 1967, je crois : il se baignait quelque part et on ne l'a jamais retrouvé !), qu'on ne parle jamais de ce qui s'y passe ou que personne ne connait jamais le nom du Premier ministre en exercice. Pour info, il s'agit de Kevin Rudd.
Sports. Ils aiment un peu le foot, un peu le rugby à XV (rugby union) mais surtout à XIII (rugby league), le football australien (un genre de rugby avec quatre perches de chaque côté, un terrain ovale, des coups volontiers échangés... Ils aiment quand c'est bourrin !), le cricket, le golf un peu aussi, la natation.
Asie. On voit beaucoup d'asiatiques en Australie, surtout dans les grandes villes de la côte est. Et ils ont beaucoup de magasins et restaurants ! Au hit parade, Japonais, Chinois voire Coréens.
Magazines. On trouve de tout mais, plus qu'en France, la pêche (avec un gars qui sourit en tenant un énorme poisson, en une) et le design (plein de maisons modernes et claires en Australie) comptent pas mal de titres.
Musique. Ils font tous plus ou moins la même. Du rock. Pas top.
Wicked. On peut le traduire par mauvais, ou méchant. Une marque inscrite (comme taguée) sur les nombreux vans loués par les voyageurs, genre combi Volkswagen. On en voit partout, surtout près des lieux touristiques. Genre un peu hippies.
Car market. A Sydney, on peut acheter une voiture d'occasion et la revendre au même prix quelques mois plus tard. On voyage et on dort dedans. Economique !
Road train. J'ai vu un camion tirer trois remorques mais il peut y en avoir bien davantage, dans le centre (au sens large) du pays.
Combats de kangourous. Il existe des combats de boxe entre kangourous. Parfois, dans la nature, ils se battent aussi. Il semble que des combats contre des hommes ont été organisés en Australie et aux Etat-Unis dans les années 50. On leur mettait des gants de boxe aux poings. Mais ils s'appuyaient sur leur queue et donnaient des coups de pied. Ils ont beaucoup plus de force dans les jambes que dans les bras ! Et de sacrées griffes.
Didgeridoo. Cet instrument à vent aborigène est vendu un peu partout. Il produit un son bizarre, vibrant, un peu métallique. C'est comme un long tuyau de bois (eucalyptus normalement), entre 1 et 2 m, décoré de peintures aborigènes. On en trouve de toutes les matières (sauf la ouate) aujourd'hui. Des aborigènes, torse nus et peints, en jouent près des ferries, du côté de l'opéra. Les seuls abos que l'on voit à Sydney.
Bouffe. Les Australiens aiment les restaus où l'on mange beaucoup, pour pas cher. Ce ne sont pas des gastronomes. Ils sont souvent un peu gras, commes les Américains.
Surf. Ma première vision de l'Australie, en descendant de l'avion de Papeete et attendant une connexion vers Auckland, c'était les mecs avec leurs planches de surf, dans l'aéroport de Sydney. Beaucoup de surfeurs dans ce pays. Une plage près de Brisbane s'appelle Surfers Paradise mais il paraît qu'elle n'est pas top.
Scotchant. Ils savent faire du chiffre, les Australiens. Quand j'ai envoyé un colis par la poste, samedi, il a fallu que j'achète un rouleau de gros scotch complet, sur place. Globalement, dans les principales régions touristiques, ils organisent tout très bien, mais souvent pour faire payer les touristes. Difficile d'échapper au système.
Interdit ! Les islamistes refusent que l'on caricature Mahomet. En France, souvent, on n'a pas le droit de publier une photo de monument voire de bâtiment. Certains architectes, non contents de cette pub gratuite (sauf qu'on sait rarement qui l'a fait, le bâtiment) demandent des droits d'auteur ! En Australie, on peut photographier l'opéra sans problème. En revanche, j'ai voulu immortaliser des hommes en train de laver les vitres d'un immeuble vendredi. Un vigile m'en a empêché. "Immeuble gouvernemental !" Tout en reflets. Je vois pas comment ma photo aurait menacé la sécurité du pays ! Je me suis éloigné et j'ai photographié. Ne le répétez pas !
Sécurité. Franchement, pour trouver des endroits qui craignent en Australie, il faut chercher un peu.
Blondes. Incroyable, le nombre de filles qu'on croirait sorties d'une série américaine ! Plutôt propres sur elles, généralement blondes, la petite queue de cheval, belles mais un peu lisses.
Boulangerie. La semaine dernière, j'ai découvert une boulangerie "de la France". Croissants au beurre parfaits, quiche délicieuse, pain peut-êre pas du jour et pas assez cuit. Ils invitent au commentaire. Je leur ai dit tout cela, suggérant que les Australiens préfèrent le pain pas trop cuit (comme les frites). La serveuse (une asiatique) me disait que plus cuit, ce serait trop croustillant et ça peut faire mal dans la bouche. Pffff.
Chansons françaises. Bon, on entend de temps en temps les Daft Punk, comme en Amérique du Sud. Et ici aussi, hier, à Bombay. Plus curieux et drôle, le jour de Pâques, dans une libraire de Sydney, j'ai entendu ça : http://youtube.com/watch?v=p1JdNocbGAo. Le vendeur ne connaissait pas. A l'étage en-dessous, http://youtube.com/watch?v=SAMinYXnrS4. Ailleurs, un autre jour, http://youtube.com/watch?v=sgBMAO5ictU. Et le plus fort. Un soir, sur la route entre Melbourne et Adelaide, pas très loin de cette ville, je m'arrête pour trouver un lieu où dormir. Je descends de ma voiture de location. Et là, pile à ce moment-là, démarre cette chanson, à 50 m, dans une salle des fêtes : http://youtube.com/watch?v=BVgM7qeAlko. C'était un mariage. J'aurais dû m'incruster quelques minutes, d'ailleurs, non ?
Voilà, vous savez presque tout sur l'Australie !
A Sydney, je suis donc resté trois semaines, mon plus long sejour au même endroit depuis le début de ce voyage. Et même tous voyages et toutes vacances confondues, je crois. J'ai donc eu ma petite vie sur place, et très vite !
Quelques heures après mon arrivée, j'ai vu un homme vendre de belles photos de paysages et de Sydney dans une galerie commerciale. Un Normand ! "Je vis en Bretagne mais je suis originaire d'Orléans..." "Ah tiens", me répond-il, "je connais des Francais d'Orléans, ici." "Ah oui ? J'en connais un aussi". "Vincent ?", me demande-t-il. "Non". "Damien ?" "Oui, je l'ai rencontré à Kangaroo Island avec ses parents." Une demi-heure plus tard, nous trinquions tous les quatre ensemble. J'ai revu ces trois Frenchies plusieurs fois depuis. J'entends souvent des histoires du genre "le monde est petit !", parfois étonnantes.
Il y a eu également Laetitia, déjà rencontrée a Cairns, tout comme le Londonien David. Je l'ai revu une fois. Je n'aurais sûrement pas l'occasion de le revoir dans l'Hymalaya. Pas trop le temps d'aller au Nepal. Il me semble avoir croisé aussi, en ville, deux filles rencontrées ailleurs en Australie. (Je suis presque sûr d`avoir vu à Alice Springs un Français habitant la Réunion et que j`avais rencontré dans un hostal à Lima, Pérou, trois ou quatre mois plus tôt ! J`étais au téléphone, pas pu aller le voir).
Il y a eu ces deux Argentins, dans mon hôtel backpackers, avec qui nous avons bu leur mate sur la plage et parlé un peu espagnol, pour entretenir le mien.
Et puis Melissa et Jessica, qui m'ont hébergé gentiment durant une semaine. Qui repasseront peut-être en France...
A l'instar de celui sur l'Amérique du sud que m'avait proposé ma cousine Coralie, voilà mon petit palmarès des îles du Pacifique où je suis allé.
Les paysages
Les tops
1 : Le lagon de Moorea, sauf quand il pleut. Dur de départager avec d'autres sites mais les couleurs, avec un bon petit plat de poissons crus sur la table...
2 : Uluru ou Ayers Rock. Au centre de l'Australie, cette montagne d'un brun qui vire presque au rouge quand le soleil est bas, au milieu de centaines de kjilomètres carrés de désert, c'est quand même impressionnant.
3 : Les glaciers de Nouvelle-Zélande. Etre dedans, c'est frais mais c'est beau. Les couleurs blanche, bleue, grise, le ciel bleu, les couleurs vives des vêtements des touristes...
Les flops
1 : Adelaide. Pas grand-chose à y faire. Ville assez tristoune. Kangaroo Island, pas très loin (quelques heures de route quand même), c'est sûrement pas mal mais j'y suis passé trop vote. Adelaide a même perdu son Grand-Prix de F1 au profit de Melbourne.
2 : Cairns. A cause de la flotte. Wet season, saison des pluies. La barrière de corail, en face, est belle et intéressante, surtout quand on est plongeur (ce qui n'est pas mon cas) et quand le soleil brille au-dessus, pour avoir plus de lumière dans l'eau. Mais je ne suis pas allé là au bon moment. Et quand ça tombe, ça y va !
3 : Moorea. Pour la même raison. J'ai eu de la pluie battante la moitié du temps. J'ai dû payer un peu moins cher qu'en saison sèche mais bon. Je me rappellerai la balade à scooter dans la baie de Cook ! Juste le temps de voir que ce doit être beau sous le soleil et hop !, le déluge.
L'aspect culturel
1 : Pâques. L'histoire de l'île, de ces habitants qui ont commencé à disparaître d'avoir surexploité leurs ressources... Et puis ces statues sur les côtes et dans le cratère du principal volcan.
2 : Les aborigènes. Connaître leur histoire, vieille de 40.000 ans (!), voir leur sort aujourd'hui, les regarder, cloachardisés (pas tous, mais beaucoup d'entre eux), dans la rue, sur leurs terres d'origine mais presque à l'étranger.
3 : Les glaciers de Nouvelle-Zélande. Savoir que bon nombre d'entre eux continuent à grossir, c'est surprenant, à notre époque. Surtout que c'est justement le réchauffement de la planète qui leur permet de se développer.
Les plats
Le top
L'assiette de carpaccio de thon rouge, avec un petit bol de poissons marinés (surtout du thon, d'ailleurs). Un peu le genre sashimi japonais. C'était face au lagon de Moorea, en Polynésie française.
Le flop
Allez, peut-être la queue de kangourou. Pas préparée idéalement, peu ragoûtante. Sûrement meilleure au restau !
Mention speciale
L'opera de Sydney, a toute heure, de differentes couleurs. Magique !
Je vais donc quitter dimanche l'hémisphère sud après six mois et demi la tête en bas. Ici, en Australie, ils font des choses à l'envers.
Ils roulent à gauche (çe se fait aussi dans l'hémisphère nord) et, quand on monte un escalator, ou quand on marche dans la rue, la file se trouve toujours sur la gauche. Au début, ça fait drôle. En France, on ne s'en aperçoit pas forcément mais on a tendance à marcher côté droit. Non ?
Les saisons sont inversées et on fête Pâques, du coup, en automne.
J'ai vu beaucoup de cartes, ici et en Nouvelle-Zélande, où les Amériques se trouvent sur la droite, l'Asie et l'Océanie au milieu, l'Europe et l'Afrique à gauche. Logique, finalement. Un autre point de vue sur le monde. Plus encore qu'en Amérique du Sud. J'ai d'ailleurs vu des cartes, en Australie, posées ou accrochées à l'envers avec ce pays en haut, le pôle sud aussi, bien sûr, mais tout est écrit dans l'autre sens. Euh... Pigé ? Je veux dire que si on remet la carte à l'endroit, tout est écrit à l'envers. Là, c'est plus contestable mais après tout, pourquoi le pôle nord serait-il forcément en haut ? L'univers est infini et n'a pas de sens...
L'eau, dans les toilettes ou un lavabo, est sensée couler dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, contrairement au nord. On dit aussi que c'est faux. Je n'ai jamais pu vraiment constater le phénomène.
Les pièces de monnaie, plus elles ont de la valeur, plus elles sont petites ! La pièce de 2 dollars est bien plus petite que celle d'1 dollar ! "C'est complètement débile !", m'ont toutefois dit des Australiens.
Sur les pots de yaourt, on en dit pas : "1% de matières grasses" mais "99% fat free". Soit 99% sans graisse.
Et pourquoi pas ?