33 posts tagged “chine”
Il y a 20 ans avait lieu le massacre de la place Tien an Men de Pékin. J'ai posté des photos que j'ai prises il y a un an (les 3 et 5 juin) sur cette même place...
Bonjour,
Voici de nouvelles photos de Chine. Deux pour l'instant. Histoire de poursuivre le fil.
A bientôt...
Salut à tous,
Encore plus de 15 visiteurs aujourd'hui ? Alors que je suis rentré depuis sept mois et que je n'alimente plus le blog ? On me demande parfois d'y ajouter des photos, des nouvelles.
Justement, un retour de voyage... Mes grand-parents, des deux côtés, m'ont appelé ce dimanche pour me demander où je suis. Ils ont reçu vendredi ou hier, chacun de leur côté, une carte postale du sud de la Chine ! Je les avais postées autour du 20 mai je crois. Comme ils sont habitués maintenant à me voir vadrouiller, ils se sont demandés si je n'y suis pas retourné ! Aaaaah... la Poste chinoise.
Heureusement, j'avais envoyé (le même jour je crois) un colis de DVD avec mes photos sauvegardées, et une ou deux bricoles (un bouquin, notamment) à mon frère. Il les a reçus, comme prévu, deux ou trois semaines après.
Allez, je vais voir ce que je peux poster, comme photo. Jetez un oeil... Tiens, le sud de la XChine, pardi ! Je n'en ai quasiment pas mis à l'époque. Je m'auto-censurais...
A bientôt
Deux nouveaux articles sont parus dans le Télégramme ces derniers temps. Hélas, je n'ai pu les indiquer en temps voulu pour que vous puissiez les voir sur le site du journal. L'un, il y a près de deux semaines, sur la pollution du Gange en Inde. L'autre hier sur les pandas en Chine et leur protection. Il en reste deux, je tâcherai de vous tenir au courant le jour-même...
En attendant, on peut toujours voter pour sa photo préférée et le pays que l'on a suivi avec le plus de plaisir sur ce blog...
Bon, finalement, je ne suis allé que dans deux pays : étant resté trois semaines de plus que prévu en Nouvelle-Zélande et en Australie, j'ai dû zapper un endroit, le Vietnam.
Les paysages
Les tops
1. Je dirais la région de Guilin, au sud de la Chine, avec ses milliers de montagnes en pains de sucre. Et au milieu coule la rivière Li.
2. La vue sur Hong Kong, de Victoria Peak, sur une île en face de grands buildings (et qui en accueille aussi). Une nuée de lumières et de gratte-ciels.
3. Les dunes et les chameaux du désert du Thar, dans le nord-ouest de l'Inde, entre Jaisalmer et le Pakistan.
Les flops
1. Le Tibet, puisque je n'ai pu y aller.
2. La baie d'Ha Long au Vietnam, puisque je n'ai pu y aller.
3. Un bel endroit avec de petits lacs aux couleurs fluos, comme au parc américain de Yellowstone. Près de Chengdu en Chine, mais ravagé à cause du tremblement de terre. Je n'ai pu y aller non plus. Bon, pas grave bien sûr en comparaison de ce qu'ont subi les habitants !
Les monuments
1. Le Taj Mahal en Inde, majestueux, blanc, léger...
2. La muraille de Chine. Pas très original non plus, comme choix. Impressionnante, sur des pentes parfois raides.
3. Je considère comme une sorte de monument certaines rues de Jodhpur, dans le Rajasthan (Inde) : bleues, emplies de gens aux habits colorés, souriants, photogéniques.
Les plats
1. Les thalis, je pense, en Inde. Ces assortiments de petits plats plus ou moins épicés servis avec un peu de riz et du pain indien, genre naan. Globalement, pas mal de leurs plats épicés, mais raisonnablement.
2. Les bouchées à la vapeur, quand elles sont bien préparées, en Chine.
3. Les lassis, ces espèces de yaourts avec une noix de crème fraîche et parfois des éclats de pistache.
Voilà pour l'essentiel...
Une petite note culinaire ? Les pieds dans l'plat doit l'attendre... Voilà quelques mots sur les cuisines chinoises. Il y en a huit principales, depuis deux siècles environ.
La cuisine chinoise telle que nous la connaissons est celle de Canton. Même s'ils ne connaissent pas ce que l'on appelle riz cantonnais, tout le reste ressemble beaucoup à ce que l'on nous sert en France. Ou l'inverse !
Ainsi une spécialité locale de premier plan, les bouchées à la vapeur : aux crevettes, aux légumes par exemple. Excellentes. Le riz blanc, bien sûr, différentes sortes de nouilles chinoises, genre vermicel ou plus grosses. Ils en prennent en soupe, y compris au petit-déjeuner. Beaucoup de légumes, des sauces aigre-douces. Quelques petits desserts sucrés aussi.
Le canard laqué, lui, vient de Pékin. Une technique permet de décoller la peau et la viande en soufflant entre les deux. On plonge cela dans la laque, faite de sauce de soja, d'un peu d'épices, d'ail, de vinaigre blanc, de miel... Et on cuit. Il y a aussi des espèces de pains blancs farineux.
Plus épicé dans le Sichuan
Dans le Sichuan, là où le sol a tremblé, la cuisine est plus épicée. Je n'ai pas été spécialement fan. Il y a aussi le tofu, ces morceaux de lait de soja caillé, que l'on sert dans une soupe aux légumes. Bof ! C'est meilleur en dessert dans le sud du pays, à Hong Kong, par exemple, avec une sauce sucrée.
La fondue chinoise est à base de viande et de sauce forte ou pas, ou bien les deux (le récipient est alors partagé en deux, comme le dessin du ying et du yang). Pas mal ! Un peu comme une fondue bourguignonne.
Du chien, du serpent...
Parmi les spécialités bizarres, il y a bien sûr le chien : des bâtards en général. Un plat cher. Le serpent aussi, dont la texture ressemble paraît-il à celle du poisson. Les nids d'hirondelles et les ailerons de requins sont censés avoir des vertus thérapeutiques : médecine et cuisine chinoises sont souvent liées. Il n'y a pas de boucherie et on vous sert parfois un tas d'os cassés en guise de poulet.
Les Chinois boivent beaucoup de thé mais aussi de bière. L'alcool de riz est plus fort et plus rare.
Ils mangent avec des baguettes et des cuillers en porcelaine. En cas de besoin, on peut le plus souvent demander des couverts.
Bon appétit !
4 h. Le ciel déjà bleu marine commence à rosir, timidement. Une lueur ovale qui enfle lentement. Le soleil va se lever sur la grande muraille de Chine. Coté sud, la brume emplit la vallée, laissant un pic et une chaîne sombres émerger discrètement, au fond, tout juste discernables, bleuis par l'humidité de l'air. Un peu de rosée empesantit la végétation, coté nord. Et le soleil émerge subitement derrière deux montagnes, achevant de réchauffer les teintes de la voûte céleste. Tout dans le demi-ton.
La muraille serpente au-dessus des pentes et du silence
Les flancs du mur dorent. La nature se réveille. Quelques oiseaux s'ébrouent et entament leur vol. De rares bipèdes matinaux sont de sortie, et leurs objectifs avec. On essuie un peu la buée. Clic-clac. La muraille serpente au-dessus des pentes escarpées de Simatai. Un tronçon bien conservé, pas refait à neuf, avec une affluence touristique modérée même au plus fort de la journée. Et ce silence, au petit matin...
Les tours se succèdent tous les 100 m environ. Sur les collines, de l'autre coté de la vallée et de l'entrée sur le site, on commence à en distinguer de plus en plus. Elles aussi étaient endormies, nappées de brume. Et ce long serpent à perte de vue, un dragon peut-être ?
Squatter un mythe
La veille, m'éclipsant après le joli mais précoce coucher du soleil, j'avais croisé deux jeunes Chinois qui montaient les marches, dans le sens opposé à la sortie. Je leur avais demandé ce qu'ils faisaient : j'hésitais moi-même à squatter, sachant que je venais de payer (moins de 3 euros !) une chambre dans le village voisin et que j'y avais laissé, un peu bêtement (mais par souci de discrétion), mon sac de couchage. Ils m'ont dit qu'ils allaient dormir dans une tour, m'assurant que c'est permis. Je suis descendu, j'ai discuté avec le patron du petit hotel-restau qui se trouve au pied de la muraille (un jeune couple hyper gentil, une adresse pas chère malgré l'emplacement et très correcte, soit dit en passant). Il m'a confirmé qu'on peut dormir là-haut.
Alors, après un bon plat de nouilles, je suis remonté, aidé d'un vague clair de lune orangé et de ma lampe frontale et j'ai à nouveau croisé ces jeunes Chinois, qui... rentraient. "Il ne fait pas chaud, quand on ne bouge plus". Mouais, pas faux. Me voyant décidé à passer la nuit là, ils m'ont accompagné. Ils m'ont avoué plus tard qu'ils n'étaient pas rassurés, tous les deux, mais qu'à trois... Musique, cinéma, sport... On a parlé de tout et de rien.
Un confort sommaire mais un grand souvenir
Bon, je ne dirais pas que c'est un 5 étoiles (ou alors dans le ciel). Une tour de la grande muraille, c'est un sol dur, bien sûr, des courants d'air à cause des ouvertures sur chaque pan. Il faut trouver un endroit un peu à l'abri du vent. Quelques mille-pattes voire un ou deux cafards pour compagnie, mais pas de mite sur ce mythe planétaire. Et il n'y fait pas très chaud, même début juin. Quelques voisins font bouger les branches : des oiseaux. On peut dormir à l'intérieur ou sur le toit, plus discrètement. Mais au vent.
Le réveil digéré, les photos engrangées, on savoure. Petit déjeuner en bas si on veut, café dans le restau. Et départ. Voilà. Dormir en un endroit comme celui-là, ce n'est pas de tout confort. Mais on n'oublie sûrement pas. Un point d'orgue à mon voyage. Et c'est le seul moyen d'y voir le lever du jour : le site n'ouvre ses portes qu'à 8h30. Tellement trop tard !
Dormir dans une tour de la grande muraille. C'est ce que j'ai fait dans la nuit de dimanche à lundi. C'est le seul moyen de voir et photographier le lever de soleil sur la muraille de Chine. Pour le coucher, on peut sortir du site après la fermeture de l'entrée (vous me suivez ?), donc pas de souci, on peut le voir facilement. A condition qu'il y ait du soleil, bien sûr, sachant que le soir, c'est sans doute plus brumeux (pollué ?) que le matin, donc un peu moins bon. C'est ce que j'ai constaté sans savoir comment c'est d'habitude.
J'ai lu, il y a un an, le livre d'un jeune journaliste italien (je retrouverai le titre) qui a fait le tour du monde avec un euro en poche, se faisant transporter et héberger partout. Je dis cela pour celles et ceux qui s'enthousiasment pour mon "exploit" ! Il disait avoir dormi dans une tour de la grande muraille, après que les touristes et les gardiens soient partis. Et être parti lui-même le lendemain matin en se mêlant aux gens, discrètement. Il prétendait que c'était interdit.
Alors de deux choses l'une. Et c'est là, chère Anto, que je te demande de ne pas lire... Ou bien il était sur une autre portion de la muraille que la mienne. J'ai dormi a Simatai, à 180 km au nord-est de Pékin, un site ancien, pas refait. J'étais allé trois jours avant à Badaling, à 120 km au nord-ouest : plus touristique, muraille refaite à neuf et plus de personnes qui nettoient le parcours. Peut-être parlait-il de Badaling et là, je ne sais pas si on peut y dormir. Ou bien la situation a changé depuis qu'il est allé là-bas (il y a quelques années). Ou bien c'est encore un Italien qui parle avec les mains, en rajoute un peu dans ses exploits, tire le maillot, plonge dans la surface de réparation pour obtenir un pénalty ou dit du mal de la soeur de ses adversaires pour les provoquer ! Hem... Cela se voit, que France-Italie approche ?
Toujours-est-il que plusieurs personnes m'ont dit, à Simatai, qu'on pouvait faire cela. Je suis remonté, j'ai croisé les deux jeunes Chinois qui partaient (ils m'avoueront plus tard qu'ils flippaient un peu), ils m'ont suivi, on a passé la nuit à discuter à trois, dormir un peu. Le lendemain matin, on a vu un jeune couple sur le toit de la tour suivante. Puis des gens qui montaient avec des appareils photos, qui avaient dû dormir par là aussi. Puis, un peu plus tard, un groupe de touristes qui venait de dormir de l'autre coté de la vallée, dans une tour aussi. Et qui avaient l'intention de recommencer une deuxième nuit. Je crois simplement que le ticket d'entrée (à peine 4 euros) mentionne que si on dort là, on n'est pas assuré si on tombe. Sauf, généralement, les occidentaux avec leur propre assurance.
Quelques détails sur cette nuit dans la note suivante...
Hello,
Me voilà en Angleterre depuis deux jours. Pas de connexion chez mes amis des Midlands (où j'ai été reçu mieux qu'un Prince de Galles !) mais me voilà à Londres. Et j'ai accès à mon blog pour la première fois depuis un mois. Foutu régime chinois de shit !!! Comment ça, je change de ton à leur égard ?
Je prépare deux ou trois notes et quelques photos. Puis je vais aller voir les Bleus ! Parce que quand même, il y a des priorités !
Ce mercredi matin, tôt, je prends un avion pour Londres. Destination rêvée pour que la nourriture française me manque à nouveau !, avant de rentrer en France dimanche vers 17 h.
Il y a quelques jours, en arrivant à Pékin, il faisait gris. Je me disais : je commence à en avoir assez. Vivement que je vois la cité interdite, la grande muraille et que je rentre, voir mon pays, ma famille, mes amis... Ces deux derniers jours, au contraire, j'étais un peu triste que l'aventure touche à sa fin. Curieux mélange de deux sentiments, le plus souvent. Bref.
A Londres, je verrai sans doute Jonathan, vendredi ou samedi. Le gars que j'ai rencontré sur l'île de Pâques. Je verrai sans doute cet été d'autres personnes rencontrées à un bout du monde ou un autre. C'est plus ou moins prévu.
Mais à la sortie de l'avion, demain, je prendrai un bus vers Leicester. Georges et les siens, des amis des Cormier depuis 38 ans, m'y attendent pour deux jours. Retour en Europe en douceur, dans une famille que je connais déjà. J'avais un peu connu cela à Santiago (chez une famille que je connais certes moins et depuis un an et demi seulement). Voila qui change des dortoirs !
See you...