6 posts tagged “hong kong”
D'ordinaire, le Chinois est poli. Il l'est à Hong Kong mais certains employés de commerces qui tournent bien sont tout juste aimables. Ils vendent leurs parfums français, vêtements chinois, montres suisses (des Indiens souvent, un peu insistants, presque comme en Inde), heures d'Internet, matériels hi-fi ou photo un peu à la chaine. Et sans le sourire.
L'être et le néon
Les rues principales de la ville, rétrocédée à la Chine par la Grande
Bretagne il y a bientôt onze ans, sont comme un gigantesque magasin de
luminaires. A telle enseigne que l'on ne sait plus où donner de la tête. Un vrai casse-tête, spécialité locale il est vrai. Ah... L'être
et le néon !
On sort d'une boutique pour entrer dans un restaurant, d'une galerie
commerciale pour en joindre une autre. Les grandes marques de luxe
s'alignent le long des avenues. Jamais vu autant de sacs Louis Vuitton
qu'à Hong Kong, ou un peu après à Macao, ex-colonie portugaise, lieu de
sortie du long week-end de fête des mères et d'anniversaire de Bouddha,
il y a quelques jours. Macao pleine de photographes amateurs équipés
comme des pros, venus en voisins.
Hong Kong est chinoise mais débridée, qui étale ses magazines de hum
hum... interdits dans le reste du pays. Cité internationale mise en
avant par la propagande, capitale économique de l'Asie, on y parle
encore beaucoup anglais. Mais la culture mandarine (la langue de pépin... pardon, de Pékin) gagne du terrain sur la cantonaise (l'autre
langue chinoise importante).
Décors en vert et jungle urbaine
L'envers du décor, ce sont ces intérieurs d'immeubles en verre
organisés autour de patios aux murs défraichis. Glauques, gris, un peu
sales, vieux, avec de petits hôtels aux lits pleins de bestioles qui
vous laissent quelques traces au réveil. A Macao aussi mais pas à
Canton.
Mais on trouve également des décors en verre. Sur le chemin qui mène au
Victoria Peak et sa belle vue sur la ville (et ses restaus, dont un
Bubba Gump, où l'on mange des crevettes, comme dans le film Forest Gump
: il y a d'ailleurs une table qui s'appelle "Run Forest", que l'on voit
de l'extérieur), au -dessus d'une espèce de rain forest. Une petite
forêt vierge en pleine jungle urbaine. Entre des immeubles qui s'en
vont gratter un ciel trop souvent gris pale.
Fort taux d'humilité
Le taux d'humilité est souvent élevé dans cette ville pourtant ambitieuse. Question de culture chinoise. On vous propose partout des massages des pieds, peu agréables mais efficaces. Cela agit sur le corps comme une diététique. Rayon nourriture, elle est internationale, mais surtout asiatique. Ce qui est déjà varié. Cuisines de tous les pays, unissez-vous ! Delifrance, la chaine de café-sandwicherie-pâtisserie française, accueille d'un"bonjour" sur sa vitre, traduit par "good day". Et comment traduisent-ils "hello ?". On y mange avec des baguettes mais d'une façon fort exotique : coupées dans le sens de la longueur, beurrées et trempées dans le café au lait. Ah ? Vous connaissez ?
Son jules sur le ferry
Et ces bateaux qui joignent les îles. Je connais une Juliet qui a connu son... jules, sur le ferry, il y a deux mois. Un voyageur polonais qui vie en Allemagne, que j'ai croisé en Inde. Chaque soir, à 20 h, la baie de Hong Kong, si contemporaine, propose un sons et lumières à ses visiteurs. Devant des anneaux olympiques en luminaires et une réplique de torche, sur le quai. Les symboles des Jeux de Pékin s'étalent un peu partout dans cette cité (et d'autres). C'est par la ville de Bruce Lee et Jackie Chan que la flamme est entrée en Chine, comme un symbole de l'appartenance de Hong Kong à l'empire du milieu. Qui va le plus influencer l'autre ?
Le meme choc de civilisations apres l'Inde qu'a l'arrivee a Bombay, entre modernisme clean et bazar du tiers monde. Une baie avec des gratte-ciels autour et un batiment blanc aux formes arrondies. Des ferries que les gens empruntent comme on prend le metro a Paris. Quelques espaces verts pour respirer au coeur d'une activite urbaine certes importante mais tres vivable. Un niveau de bruit correct. Des cafes-boulangeries francais ou on peut aussi manger des oeufs au bacon et ou les serveurs sont asiatiques. Deux ou trois musees, rien d'exceptionnel. Des restaurants asiatiques, en nombre moins surprenant ici qu'aux antipodes. Bref, Hong Kong et Sydney, bien que situees sur deux continents et baignees de deux cultures differents (avec une touche anglaise quand meme, notamment dans les noms de rues ou de lieux : Pitt Street, Prince of Wales...), comptent pas mal de points communs. Et plutot agreables...
Si vous venez a Hong Kong, ce peut etre le moment, si vous avez encore un peu de sous, de vous offrir quelque chose pour bien moins cher qu'en France. 20 %, 30 % de moins ? Davantage ? Je sais que pour l'informatique et le materiel photo, par exemple, c'est de cet ordre la. Meme chose sans doute pour les bijoux, les parfums ou d'autres produits que l'on trouve plein les rues ici. Question de fiscalite, je crois.
Apres, on peut aussi estimer qu'il faut faire marcher le commerce en France, quitte a payer un peu plus si on peut le faire. Personnellement, je le pensais encore il y a peu, avant de constater qu'un peu trop de commercants essaient vraiment de vous vendre, non pas ce que vous demandez, mais ce qui les arrange (et qui coute un peu plus cher, bien sur). Y compris si cela ne correspond pas aux besoins que vous avez exprimes. Mieux vaut bien connaitre ce que l'on achete, parce qu'on vous sort parfois des informations fausses, y compris dans des enseignes serieuses.
Il y a aussi l'argument du service, sorti chaque fois. C'est vrai et cela compte mais parfois, c'est loin d'etre le cas, ce sont plus des paroles ! D'ailleurs, le conseil honnete, cela fait partie du service. Sans citer de nom, j'ai entendu des commercants se plaindre que des gens achetent moins cher sur le net plutot que chez eux, mais je me disais aussi qu'ils l'avaient franchement cherche en se moquant du monde. C'est surtout dommage pour ceux qui respectent davantage leurs clients. Comme d'habitude, helas. Mais on peut aussi leur etre fidele !
Bref, a chacun de juger selon sa sensibilite et ses experiences. Attention, en cas d'achat ici, aux garanties, aux eventuels frais de douane et ce genre de details. Surtout si vous achetez de France par Internet... Il faut prendre quelques precautions et l'affaire peut s'averer (un peu) moins bonne qu'a premiere vue.
Un nouvel article de mon cru est paru ce matin dans le Télégramme. Sur l'arrivée de la flamme olympique en Chine, à Hong Kong. Amis Bretons, si vous n'êtes pas abonnés (quoi ???), tous au kiosque ! Pour les autres, se rendre sur letelegramme.com, rubrique "Monde".
Bonne lecture...
Bonjour à tous. Me voilà donc à Hong Kong où il fait plus gris et humide, moins chaud aussi qu'en Inde. Cela ne fait pas de mal. Première photo ici. Et les dernières d'Inde, notamment dans des trains et à Delhi. Avec aussi deux vidéos. Me voilà à jour. Bon voyage !
Des rats, pas toujours en bon état, qui furètent dans les détritus des caniveaux de Bombay. Des traces au sol d'on ne sait toujours quel animal : odorantes, parfois toutes fraîches, liquides et aux couleurs douteuses. Une odeur dominante dans la ville difficile à décrire, très supportable mais moyennement agréable, qui suppante régulièrement d'autres parfums aux aires d'influence plus circonscrits : les poubelles, le métal chaud des moteurs de véhicules ou des petits artisanats, la pollution, l'urine, les excréments, éventuellement la sueur mais aussi le thé, la bonne cuisine parfumée, les épices. l'encens (parfois, vous vous sentez presque shooté !) voire l'océan ou même l'odeur d'un petit gazon fraîchement coupé (un pannonceau indique alors le nom du sponsor responsable de ce petit miracle).
Un autre monde
L'Inde, on le sait, n'est pas un modèle d'hygiène. Certaines villes d'Equateur et du Pérou m'y avaient préparé et je n'ai donc pas été choqué outre-mesure. Mais ici, c'est quand même un cran au-dessus. Venant de Sydney, c'est franchement un autre monde. J'ai aimé Sydney mais un peu moins d'autres villes d'Australie ou de Nouvelle-Zélande. On apprécie leur propreté, leur bel ordonnancement. Au début.
Mettre le souk
Là où il y a de l'hygiène, il y a du plaisir mais on l'oublie vite. Sans doute parce que nous, européens, sommes habitués à cela, nous considérons que c'est la moindre des choses. On se dit rapidement que c'est calme, que c'est tant mieux mais ensuite, on commence à trouver cela ennuyeux. C'est bien simple, chez les kiwis, je crois que si j'avais été un gosse et si j'avais eu ma propre chambre, j'y aurais mis le souk !
L'Inde, elle, transpire la vie. Et la mort parfois aussi. Dans deux semaines, Hong Kong. Gratte-ciels et propreté annoncés. Finalement, après un mois de crasse plus ou moins régulière, j'aurai sans doute plaisir à retrouver une hygiène plus conforme à nos habitudes... Surtout que la vie, elle, grouillera encore.