2 posts tagged “pékin”
Il y a 20 ans avait lieu le massacre de la place Tien an Men de Pékin. J'ai posté des photos que j'ai prises il y a un an (les 3 et 5 juin) sur cette même place...
Ces calligraphes qui jettent l'encre de Chine entre le vieux marché où l'on chine et la Rivières des Perles (quel bijou !). Là où ces honorables cantonnais prennent soin de leur corps : tai chi chuan, badminton ou du tennis de table, pratiqué de façon régulière comme une sorte de raquettes organisées. Tous ces mariés, ces amoureux qui se tiennent par la main. Canton n'a que l'amour...
Joindre l'outil à l'agréable
L'ouvrier stakhanoviste qui agite son marteau, qui cogne le jour, qui cogne la nuit. Le paysan qui manie sa faucille jusqu'à ce que la mort le fauche après d'inestimables sacrifices. Ils joignent l'outil à l'agréable. Ils sont heureux grâce à leurs sains travaux des villes ou des champs.
A la campagne, parmi les pains de sucre dors-je encore lorsque les sonnettes des vélos me tirent des brumes du sommeil, ces vélos qui passent en chaîne dès les premiers rayons de lumière. Je vois alors, dans cette vieille Chine, des agriculteurs courber l'échine, poussant un buffle harnaché, bridé, qui tire un soc socialiste qui va nourrir le bon peuple. Il observe du coin de l'œil ce blanc bec l'épier dans l'eau. Devant un enfant qui fait rizière à papa...
Tout petits petons
Chemin cormoran, j'aperçois une femme aux tout petits petons, Vah Lan Tin peut-être, repeindre valeureusement sa maison. Ce n'est pas du luxe. Je redonne vie à une longue tradition : quand je vois les pieds de Ver Nand, je les bande. Ceux de Fe Li Si aussi, mais pas ceux de Lu Lu.
Un Shanghai à grosse maille
La Chine d'aujourd'hui, c'est à la fois la conquête de l'espace et la course au modernisme et à la richesse. Comme à Shanghai, une ville qui se tricote à coups de grosse maille. Il y a plein de mailles à l'endroit. Ces villes qui poussent, comme des champignons noirs. Là-bas, les Chinoises rient sous leurs chevelures noires, parfois laquées. Elles deviennent marteaux des faux cils.
Ce qui torche au lin pique
Dès les traditionnelles vacances de début mai, sur les plages, de plus en plus de pékins de la nouvelle vague vont se baigner et affronter les rouleaux de printemps. Fini de manger du chien enragé. Grâce à la réussite de l'économie socialiste, et son développement en vol d'oie sauvage, le peuple pourra bientôt se la péter dans des draps de soie : un vrai progrès car ce qui torche au lin pique. Ou gratte. La Chine s'éveille. Fiat luxe. Que la lumière soie. Plutôt que fiat panda, une série limitée qui s'éteindrait si la Chine n'y veillait.
Je pousse-pousse le bouchon ?
Vous pensez que je pousse-pousse le bouchon un peu loin ? Mais non, c'est le miracle du régime (*). Finie la vie duraille au pied de la grande muraille. Au train où vont les choses, ce sera vite un mauvais souvenir.
Toi, camarade français, si tu crois que ça empire, si t'es à mille lieues de penser tout cela; toi, camarade française, si t'es interdite devant ces affirmations, viens dans l'empire du milieu. Rencontrer les idées triomphantes du communisme moderne : on verra bien ce que les tiennes amènent !
(*) Le régime crétois est bien connu mais le régime chinois est excellent aussi : le communisme, c'est le partage. Jeune étranger, tu veux créer un restau en Chine ? Partage ton repas avec le dignitaire communiste local qui t'en donnera l'autorisation...