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Hello les amis.
Un petit mot pour dire qu'il y a un an, je m'apprêtais à quitter Sydney pour Bombay. C'est loin et proche à la fois. Voici (à droite) une photo prise le 26 mars 2008, du haut de la Sydney Tower. Coucher de soleil sur cette belle ville.
Le meme choc de civilisations apres l'Inde qu'a l'arrivee a Bombay, entre modernisme clean et bazar du tiers monde. Une baie avec des gratte-ciels autour et un batiment blanc aux formes arrondies. Des ferries que les gens empruntent comme on prend le metro a Paris. Quelques espaces verts pour respirer au coeur d'une activite urbaine certes importante mais tres vivable. Un niveau de bruit correct. Des cafes-boulangeries francais ou on peut aussi manger des oeufs au bacon et ou les serveurs sont asiatiques. Deux ou trois musees, rien d'exceptionnel. Des restaurants asiatiques, en nombre moins surprenant ici qu'aux antipodes. Bref, Hong Kong et Sydney, bien que situees sur deux continents et baignees de deux cultures differents (avec une touche anglaise quand meme, notamment dans les noms de rues ou de lieux : Pitt Street, Prince of Wales...), comptent pas mal de points communs. Et plutot agreables...
Des rats, pas toujours en bon état, qui furètent dans les détritus des caniveaux de Bombay. Des traces au sol d'on ne sait toujours quel animal : odorantes, parfois toutes fraîches, liquides et aux couleurs douteuses. Une odeur dominante dans la ville difficile à décrire, très supportable mais moyennement agréable, qui suppante régulièrement d'autres parfums aux aires d'influence plus circonscrits : les poubelles, le métal chaud des moteurs de véhicules ou des petits artisanats, la pollution, l'urine, les excréments, éventuellement la sueur mais aussi le thé, la bonne cuisine parfumée, les épices. l'encens (parfois, vous vous sentez presque shooté !) voire l'océan ou même l'odeur d'un petit gazon fraîchement coupé (un pannonceau indique alors le nom du sponsor responsable de ce petit miracle).
Un autre monde
L'Inde, on le sait, n'est pas un modèle d'hygiène. Certaines villes d'Equateur et du Pérou m'y avaient préparé et je n'ai donc pas été choqué outre-mesure. Mais ici, c'est quand même un cran au-dessus. Venant de Sydney, c'est franchement un autre monde. J'ai aimé Sydney mais un peu moins d'autres villes d'Australie ou de Nouvelle-Zélande. On apprécie leur propreté, leur bel ordonnancement. Au début.
Mettre le souk
Là où il y a de l'hygiène, il y a du plaisir mais on l'oublie vite. Sans doute parce que nous, européens, sommes habitués à cela, nous considérons que c'est la moindre des choses. On se dit rapidement que c'est calme, que c'est tant mieux mais ensuite, on commence à trouver cela ennuyeux. C'est bien simple, chez les kiwis, je crois que si j'avais été un gosse et si j'avais eu ma propre chambre, j'y aurais mis le souk !
L'Inde, elle, transpire la vie. Et la mort parfois aussi. Dans deux semaines, Hong Kong. Gratte-ciels et propreté annoncés. Finalement, après un mois de crasse plus ou moins régulière, j'aurai sans doute plaisir à retrouver une hygiène plus conforme à nos habitudes... Surtout que la vie, elle, grouillera encore.
Il est 5 heures. Je quitte la chambre, prends Pitt Street. Sydney s'éveille, piano. Des agents de sécurité, nickels dans leurs costards, font les dix pas. Ils sont les rares debout. Des gardes debout. Un pancake chez Mc Do pour la route. Là-bas, le long de Hyde Park, l'obélisque Lapérouse, installé en 1825 par des Français, est bien dressé lui aussi avant que ne commence la journée. Tout concorde.
J'aime les filles...
Je passe la cathédrale entourée d'un silence à peine troublé par le passage de quelques taxis, qui semblent tourner à vide. Je pénètre dans le jardin botanique. Un quinqua promène son chien-chien au bout d'une laisse, ou l'inverse. Deux ou trois joggeuses courageuses suent en approchant la baie. J'aime les filles qui courent du castle à la grève. Au bout du petit jardin, après le salut de deux ou trois possums, une petite surface plane et ronde, au milieu de bancs publics. En face, l'opéra, cette cocotte en papier géante et Harbour Bridge. Sous les projecteurs, dont la réflexion de la lune. Elle est bien la seule à réfléchir à cette heure-là.
Les piafs, le montant et le long du tronc
Les chauve-souris. Un certain vacarme émane des branches. Des piafs semblent inspirés par le lieu. Mezza vocce. Peut-être ont-ils besoin d'une prise de la pastille pour séclaircir la voix devant l'opéra. Je me pose le long du tronc. Installe le trépied, fixe l'appareil sur le montant. Deux personnes arrivent de bon matin, sur le chemin, à bicyclette. Un veilleur de nuit aussi, mais à pied. J'appuie. Pose lente. Y a rien qui presse.
Je tourne la rotule puis les talons
Entre chien et loup, c'est la meilleure heure. L'océan se lisse sur mon capteur. L'appareil se referme. Clac ! Coup d'oeil... Et le charme opéra. Je tourne la rotule du pied. Vers les gratte-ciel, leurs lumières déjà. Les nuages au-dessus, le jour qui se lève. Déclics. Des clacs. Retour sur l'opéra. Obsédant. Je ne connais rien à l'architecture mais existe-t-il au monde plus beau bâtiment, aussi moderne et original, si bien intégré dans son environnement ? Un coup de génie.
Une pyramide de verre, on l'ouvre ?
Le seul gros nuage de ce ciel de début d'automne masque le soleil. Comme un voile pudique sur son lever. Dommage pour la lumière. Un avion semble aller s'écraser contre les immeubles. Souvenir cauchemardesque. Je m'approche de l'opéra. Une boxeuse trotte sur les marches à la Rocky puis frappe des coussins tenus par sa coach. Sans égard (seuls les banlieusards sont dans l'égard !). Une estrade est installée là.
Soudain, l'opéra blondit. Le soleil a déchiré les nues. Je bondis. Photos. Jeux sur les courbes. Un cormoran déploie ses ailes pour les sécher. Attention, le petit oiseau va sortir... Hop, dans la boîte, le cormoran. Je tourne les talons. Retour au point de départ. Les joggeurs se font plus nombreux. Dans le jardin, je passe devant une pyramide de verre. Un guide l'ouvre ? Non, trop tôt. A 10 h. C'est juste pour l'entretien.
Le café est dans ma tasse, le café devrait nettoyer sa glace
Il est 9 h. Je repars en ville. Elle a repris vie, fortissimo. Les gens pressent le pas, allegro. Je m'installe chez Starbuck Coffe. Banana Loaf. Le café est dans ma tasse. La lumière est forte, à contrejour. Le café devrait nettoyer sa glace...
Retour au même endroit le lendemain soir. C'est curieux, le samedi à 19 h, il y a plus de monde que le vendredi à 5 h 30. Les appareils fleurissent au bout du jardin. Le spectacle recommence, mais avec le soleil de face, derrière l'édifice. Il se couche. Et le charme opère chaque fois. Bye bye Sydney ! Départ pour Bombay. Et là, dès l'aérogare, j'ai senti le choc.
http://www.youtube.com/watch?v=woTcLJvf7fw
http://youtube.com/watch?v=mlvyralCNWA
http://youtube.com/watch?v=WxjU8K8LcZQ&feature=related
http://www.dailymotion.com/relevance/search/nougayork/video/x2914m_claude-nougaro-nougayork_creation
A Sydney, je suis donc resté trois semaines, mon plus long sejour au même endroit depuis le début de ce voyage. Et même tous voyages et toutes vacances confondues, je crois. J'ai donc eu ma petite vie sur place, et très vite !
Quelques heures après mon arrivée, j'ai vu un homme vendre de belles photos de paysages et de Sydney dans une galerie commerciale. Un Normand ! "Je vis en Bretagne mais je suis originaire d'Orléans..." "Ah tiens", me répond-il, "je connais des Francais d'Orléans, ici." "Ah oui ? J'en connais un aussi". "Vincent ?", me demande-t-il. "Non". "Damien ?" "Oui, je l'ai rencontré à Kangaroo Island avec ses parents." Une demi-heure plus tard, nous trinquions tous les quatre ensemble. J'ai revu ces trois Frenchies plusieurs fois depuis. J'entends souvent des histoires du genre "le monde est petit !", parfois étonnantes.
Il y a eu également Laetitia, déjà rencontrée a Cairns, tout comme le Londonien David. Je l'ai revu une fois. Je n'aurais sûrement pas l'occasion de le revoir dans l'Hymalaya. Pas trop le temps d'aller au Nepal. Il me semble avoir croisé aussi, en ville, deux filles rencontrées ailleurs en Australie. (Je suis presque sûr d`avoir vu à Alice Springs un Français habitant la Réunion et que j`avais rencontré dans un hostal à Lima, Pérou, trois ou quatre mois plus tôt ! J`étais au téléphone, pas pu aller le voir).
Il y a eu ces deux Argentins, dans mon hôtel backpackers, avec qui nous avons bu leur mate sur la plage et parlé un peu espagnol, pour entretenir le mien.
Et puis Melissa et Jessica, qui m'ont hébergé gentiment durant une semaine. Qui repasseront peut-être en France...
Hi,
Toujours à Sydney. J'attends toujours mon visa pour l'Inde. Une question de jours. En attendant, je fais un rêve assez récurrent depuis quelques semaines. Je rêve que je reviens en France et que je repars quelques jours plus tard poursuivre mon voyage. La nuit dernière, j'ai rêvé que je travaillais de nouveau, juste pour quelques jours, pour dépanner, mais que je ne pouvais plus repartir : les autres avaient oublié que normalement, je suis en congé sabbatique. Des psychanalystes, parmi vous ?
20 mars, aujourd'hui, c'est le printemps. Pour vous. L'automne ici à Sydney. On annonce plein de pluie pour le long week-end de Pâques, qui risque d'être gâché. Oui, ils fêtent Pâques en automne, ici, drôle d'idée ! Y a des oeufs en chocolat plein les magasins depuis que je suis arrivé, donc avant. Des lapins aussi. Et même des gens, aujourd'hui, dans la rue, avec des oreilles de lapin, dont une agent de la ville et son gilet jaune fluo... Pas d'appareil avec moi. Mais je l'avais ce soir pour refaire des photos de l'opéra au coucher du soleil. La lune a bien voulu être de la partie. La prochaine fois, j'irai ailleurs, pour un autre angle de vue, avec le pont Harbour derrière.
20 mars, cela veut dire qu'il me reste encore trois mois. On va dire ça comme ça... Mieux vaut le verre au tiers plein qu'aux deux-tiers vide, non ?
Il y a de plus en plus d'Irlandais en Australie. On y gagne mieux sa vie et le climat est meilleur... Au moment où j'écris ces lignes se déroule la fête de la Saint Patrick, avec un grand défilé dans les rues de Sydney. Je suis tombé dessus par hasard. Voilà quelques photos toutes chaudes. Cet après-midi, je vais voir un match de rugby à XIII. Ils préfèrent celui-là à celui à XV : le rôle des buteurs (sur pénalités par exemple) y est, paraît-il, moins importamt. On devrait jouer à ça, ça nous éviterait de tomber sur un Wilkinson qui nous bat à lui seul en demi-finales de coupe du monde !
Bon, cette fois, c'est parti ! Trois demi-journées perdues en démarches mais je viens de demander mon visa pour l'Inde. Vu le délai (de 5 à 14 jours ouvrés, dont Pâques au milieu, sachant qu'ici, tout ferme du vendredi au lundi à Pâques), je m'étais demandé si j'irai là-bas. J'avais prévu mars mais comme je suis resté plus longtemps en Nouvelle-Zélande et en Australie, avec encore un peu d'attente ici, cela me faisait passer mon séjour en Inde en avril, quand il commence à faire bien chaud.
Bref, j'ai décidé avant-hier de zapper l'Inde, parce que de toute façon, je n'ai plus le temps de tout faire. Cela m'ennuyait, j'aurais préféré annuler le Vietnam mais... Sauf qu'hier, j'ai appris par la compagnie aérienne qu'il y a un problème avec mes billets d'avion. Ils ont fait une erreur, du coup mon billet n'est pas conforme et ils ne peuvent changer que mes dates, pas mes destinations ! Je suis obligé d'aller en Inde. Mon vol est repoussé du 19 au 26 mars mais j'aurais peut-être besoin de repousser encore un peu, suivant mon visa.
Encore deux bonnes semaines à Sydney
Je serai donc en Inde fin mars au plus tôt. Avant la mousson. Il paraît que mai et surtout juin, juillet sont intenables. Mais là, ça ira. J'y passserai sans doute trois semaines. Avant de partir de Dehli à Hong Kong. Pour un petit mois dans le sud de la Chine, puis Shanghai, puis Pékin et, je l'espère, le Tibet. Puis Pékin-Londres. Ce qui me fera manquer à ma quasi-promesse d'aller à Prague cet été.
Quoi qu'il en soit, je suis encore à Sydney pour deux semaines, voire plus. Et j'en suis ravi. J'aime cette ville !
Hi,
Me voilà à Sydney. Beau temps, 27 degrés. Du train me menant de l'aéroport au centre-ville, j'ai pu voir le Harbour Bridge et, à côté, le fameux opéra. La ville paraît belle, j'ai l'impression qu'il y a plein de choses à faire. "Sydney, ça promet", c'est quand même plus optimiste, comme titre, que "Capri, c'est fini !", non ?
Je reviens du consulat d'Inde. Pour mon visa, cela prendra de 5 à 14 jours, à compter de mon dépôt demain matin. Ils ne peuvent pas savoir combien de temps précisément. Mon vol pour Bombay est dans 10 jours. Je me demande si je ne vais pas prolonger à Sydney et mordre sur la suite... Je vous tiens au jus ces jours-ci.
Bye !